Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/02/2008

Instantané de vie 30 - Le loup solitaire (2)

402e431ab83f7642618aa4a997d4468d.jpg

 

Elle était là. Avec ses yeux, sa voix, ses cheveux, ses vertiges, Elle est venue dans sa tanière.  Et le loup solitaire a mangé dans sa main.

Vous voulez savoir, mais je ne dirai rien. Elle était là, je vous dis. Je ne vous dirai rien. Je me La garde à moi et je me garde pour Elle.

Christophe Colomb, Vasco de Gama, la fente des flots, la découvrance de terres inconnues, le baiser de vents oubliés, le printemps au milieu de l'hiver.

Je ne vous dirai rien.

Géronimo, Sitting Bull, les vagues de la prairie, la course folle des lucioles, les chants sacrés qui lèchent la montagne, l'aigle qui embrasse la plaine, la flèche qui frémit dans le carquois, l'enfant qui joue dans le tipi, le mustang qui tire sur sa longe, l'ours qui se gave de miel.

Je ne vous dirai rien.

Le Roi Arthur, Lancelot du Lac et Guenièvre, les forêts enchantées, les collines qui débordent des vallons, le tinton des clochers, les clairières qui s'évanouissent à l'aurore, les terres vierges qui espèrent les semailles, les chevaux qui piaffent à l'entrée de la lice, les légendes gommées qui se baignent de tendresse, la chaleur de l'âtre au fond des chaumières amoureuses.

Je ne vous dirai rien. Elle était juste là, sans artifices et sans faux-semblants. Et je tenais sa vie entre mes bras...

Fabrice. Le 05/02/2008

17:30 Publié dans Elle | Lien permanent | Commentaires (2)

Instantané de vie 29 - Chante, petit peuple..

b9ef6b7690bb3f08da487b3642d4d0c5.jpg

 

Il est bientôt 9 h. Dans une heure et demie Elle sera là.

J'ai mal au ventre comme s'il avait servi de punching-ball.

Tout mon corps est en attente d'Elle...

 

Je bois mon thé aussi sereinement que possible. Je regarde un bout de film, encore. Je n'arrive pas à suivre. Je n'entends pas les dialogues. Je ne pense qu'à Elle.

 

J'ai pris mon bain. Et puis je vais me raser. Me laver les dents. J'ai choisi la chemise que j'allais mettre. Comme un chevalier antique, je me prépare pour la nuit de noces... Les épousailles du printemps...

 

Le petit peuple chante dans les taillis brumeux. Les elfes ont replié leurs ailes, ils patientent, camouflés dans les frondaisons incertaines de Brocéliande. Les ancêtres de pierre, pour la première fois depuis 10000 ans, entonnent leur mélopée de Granit.

Les korrigans guettent, derrière les souches centenaires, l'arrivée de l'Elue.

Et les fées rêvent des éternités de tendresse.

 

Je ne veux pas oublier. Je n'oublierai jamais. J'en fais serment à la Table Ronde, devant la Harpe, le Livre et l'Epée.

Je vais m'abreuver de ses méandres.

Nous sommes le 4 février 2008.

 

Fabrice.

17:00 Publié dans Elle | Lien permanent | Commentaires (2)