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20/02/2010

Instantané de vie 44 - Un électron libre...

 

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Comme Rony, tout pareil... Saloperie de blog, blog béni... Plus de quatre ans moi aussi... Mon blog est en sommeil aujourd'hui, il a tellement donné. A une époque j'y donnais ma vie, j'y avais mes seuls amis.

Les violoncelles déchiraient le silence.

Chaque soir, chaque nuit, je me crevais les yeux devant l'écran. J'écrivais à n'en plus finir. J'ai commencé à bâtir un mausolée à une qui ne le méritait pas. Je m'en suis détaché petit à petit, sûrement grâce à vous tous qui m'apportiez amitié, compréhension et reconnaissance. Alors je tiens à vous dire merci. Et ce n'est pas un merci de Polichinelle. C'est un merci qui vient du fond des âges, du temps où l'homme n'était pas encore un loup pour l'homme.

Comme Rony, tout pareil... Sacré Rony, mon électron libre préféré...  Il est précieux pour moi et je me le garde ! Je ne sais pourquoi, mais je me sens de sa fratrie.

Comme Rony, tout pareil... Le désespoir parfois, la solitude trop souvent même si nous l'aimons quand même, quelque part... Je crois avoir été le premier à lui mettre un commentaire. J'étais si heureux de voir quelqu'un qui sache écrire aussi bien.

Comme Rony, je vous dis, tout pareil...

Et les violoncelles déchirent toujours le silence... Ce n'est plus la même maison, plus le même décor... Mais la vie continue, à hue et à dia, vaille que vaille.

J'ai perdu ma campagne et mes arbres et ma solitude. J'ai trouvé l'amour. Je n'ai toujours pas l'habitude de ça, de l'amour... Je n'ai jamais connu ça, alors c'est difficile parfois. Difficile, oui, mais les soucis du quotidien ne m'ont jamais semblé être aussi légers. Nous sommes deux, pour tout, et ça fait la différence. Oui, je suis chez moi ici, maintenant, même si celà n'est pas gagné au jour le jour. Toutes ces vies qui s'entrechoquent me plombent un tantinet. Je n'ai jamais voulu me marier, inscrire deux noms au bas d'un parchemin... Et pourtant je vais le faire pour la troisième fois. Allez savoir pourquoi. Le judéo christianisme doit m'imprégner sans que je le sache. Je n'ai jamais eu autant envie de me marier, moi qui suis contre les institutions de tout poil. Mais non j'irai pas à l'église, c'est pas possible et mon judéo christianisme a ses limites. D'abord je ne me suis jamais marié à l'église. Et quand je tirerai ma révérence je n'irai pas non plus, et les violoncelles déchireront le silence.

Mais on en est pas encore là. Faut vivre, vivre en conscience, sans peur du quand dira-t-on et des empêcheurs de tourner en rond.

Quand même, si peu de vie encore, ça énerve ! Si seulement je l'avais trouvé, Elle, avant... Elle, Elle... Si vous saviez, je l'aime à en crever !

Mais je parlais des blogs, revenons à nos moutons... Rony, Rony, j'espère bien un jour te voir en face de moi, prendre ta main dans la mienne et te serrer fort contre moi. Si tu savais le bien que tu m'as fait... Faut que j'arrête sinon il va se mettre en colère, il n'aime pas les compliments, comme moi. Mais ça lui fait plaisir, comme à moi... Allez savoir pourquoi...

Comme Rony, tout pareil... Sauf qu'il mériterait bien lui aussi, d'avoir quelqu'un à ses côtés.

Les violoncelles déchirent le silence, Rony, et je pense à toi... Fort...

 

Fabrice. Le 19/02/2010

 

 

15:48 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : vive la vie

06/01/2010

Instantané de vie 43 - Fesses-bouc

 

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Fesses-bouc, mon frère, ma soeur, mon ami, mon amie, mon mec, ma nana... Je ne suis plus rien sans toi. Besoin de toi besoin de toi. J'arrive chez moi, plus personne n'existe, pas un sourire, pas un bonjour, je fonce vite vite... Mon PC, j'allume... Fesses-bouc ! C'est à toi que je parle, à toi que je me confie, tu es plus que moi-même, tu es mon âme...

Je n'écoute que toi, je ne vois que toi. Je suis de tous les groupes. Je suis fan de tout. Notre ère est à la communication, alors je communique... Fesses-bouc, sms, msn... Je me fous du monde, mon environnement c'est toi et quand je dors c'est de toi dont mes rêves sont fait. Je mange devant toi, je ris devant toi, tu es mon double, mon miroir, mes sentiments...

Ne me laisses pas, ne m'abandonnes pas. Que ferais-je sans toi ? A qui pourrais-je bien parler ? Comment occuper mon temps libre ?

C'est quoi un livre ?

C'est quoi un ami, un vrai, avec qui l'on parle les yeux dans les yeux ?

Où est donc passé l'être humain ? Cette chose qui parle, qui pleure, qui rit, qui vibre et qui palpite... Cette chose que l'on peut regarder dans les yeux, que l'on peut toucher, sentir, et qui s'invite dans notre espace... Où est-il passé ?

Ne me laisse pas fesses-bouc... C'est si dur de s'ouvrir aux autres... Je ne communique plus, je pianote... Les yeux rivés sur un écran qui n'a pas de coeur et qui m'enchaîne, je pianote. Pas d'alternatives pour m'en sortir, sauf la box qui pète, plus de connexion...

Trop difficile tout seul de stopper ma drogue, j'en ai besoin, comme le boire et le manger... Aidez-moi help au-secours, sans fesses-bouc c'est le manque. Et je tremble et je suffoque. Je manque d'air. Je suis un poisson hors du bocal.

Laissez-moi mon bocal, même s'il est si petit que l'on s'y bouscule. Un peu de nourriture me suffira, j'ai les nageoires qui en frétillent. Et pourtant je sais que vivre dans un bocal n'est rien d'autre qu'un enfermement.

Fesses-bouc... Une prison sans barreaux, une geôle sans geôlier, un simulacre de lien social...

C'est quoi, vivre ?

 

Fabrice. Le 14/10/2009

 

17:46 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : vive la vie

07/12/2009

Instantané de vie 42 - Un pied devant l'autre.

 

 

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Un pied devant l'autre. Chaque jour. Et les jours passent. Et les vies s'accumulent. Et les souvenirs qui s'épuisent.

Un pied devant l'autre. Même pas pour l'éternité. Et les cloches sonnent. Et les baptêmes se mêlent aux enterrements. Et la mémoire qui s'époumone.

Un pied devant l'autre. Un kilomètre à pied, ça use, ça use... Et les rides s'installent. Et les bouches se fardent. Et les regrets qui s'amoncellent.

Un pied devant l'autre. Un dans la tombe, l'autre dans la merde. Et le coeur s'arrache des sanglots. Et les yeux se voilent. Et les remords qui s'entassent.

Un pied devant l'autre. Toujours debout. Le poing serré. Et la lutte s'achève bientôt. Et les rêves se réalisent dans l'oubli. Et les enfants qui deviennent des étrangers. Et le Père Noël qui crève d'une overdose.

Un pied devant l'autre. Encore. Vers toi. Pour toi. A côté de toi. Un pied devant l'autre.

 

Fabrice. Le 7/12/2009.

 

21:17 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : vive la vie

17/06/2009

Instantané de vie 41 - PLOMB

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Du plomb… qui coule… en fusion… Dans la tête et les membres. Et on devient pesant et lourd. Lourd du poids des années, du poids des erreurs, du poids du manque à vivre. Les bourses molles, la bourse vide, la misère cotée en Bourse. RSA, COTOREP et API, UMP et PMU, la vie est une abréviation. Ne plus vouloir être là, partir, partir maintenant. Faire flamber cette foutue caverne, ce tombeau puant, lacérer les souvenirs et les jeter aux ordures.

 

Du plomb… qui coule… en fusion… Dans les rues, sur les murs, sur les visages blêmes, sur les mains vides, sur les poings qui se serrent, dans les gorges aphones, dans les bouges sordides, sur le clinquant, sur la frime, sur le paraître… Ne pas pouvoir dire, ne pas pouvoir faire, ne pas pouvoir pouvoir. Juste savoir, savoir que c’est impossible et qu’il faut rester là, le cul collé sur la chaise, la colère au fond des yeux. Ne jamais vouloir, c’est pas permis. Pas le droit, c’est interdit, garde tes rêves et mets ton kleenex par-dessus.

 

Du plomb… qui coule… en fusion… Et je suis plombé. Napoléon met des chaussures à semelles compensées et moi je courbe le dos. Pas vouloir, pas pouvoir. Rester là à attendre que l’aigle impérial jette quelques miettes. Regarder les moineaux rapaces s’étriper entre eux. Pas vouloir. Elle est là-bas, moi ici. Pas pouvoir. Pandémie d’un monde fou. Pandémie de la connerie. Ceux d’en haut, ceux d’en bas. Toi tu visites le monde… Toi qui baigne dans les hautes sphères… Tu voyages où bon te semble, tu accumules les kilomètres et crache ton kérosène, sans savoir, avec le pouvoir… Ma vie à moi est proche, même pas à cent bornes, prisonnière des blouses blanches. Et je reste là, c’est pas donné ton pétrole. Et je reste là. Savoir… Pas pouvoir…

 

Du plomb… qui coule… en fusion… Je te l’offre en cadeau, je t’offre mon plomb… Ce n’est ni or ni argent, tu n’as pas l’habitude. Rien que du plomb, pas dans le cœur, tu n’en as pas. Entre les deux yeux je préfère, pour t’empêcher de souffrir. Oui, je te donne mon plomb. Fais-en bon usage. Moi j’ai l’amour, ce que toi tu n’auras jamais, tu ignores même jusqu’à l’essence de ce mot… Amour… Ce n’est ni or ni argent. Ni pouvoir ni conquête. Juste la vie…

 

Fabrice. Le 16/06/2009

18:26 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : vive la vie

03/06/2009

Instantané de vie 40 - Anniversaire.

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Ton anniversaire est là. Dans un coin de ma tête. Il bat comme un cœur fantôme. Tout tes anniversaires sont là... 27... Et voilà le numéro 28. Bientôt 30.

Je ne te le souhaiterai pas. Et tu ignoreras sans doute, en y pensant très fort, la fête des pères. Mais tu sais très bien que la fête des pères, je m'en moque un peu, même si ça fait plaisir. Un jour par an, cela ne me suffit pas, c'est une politesse que j'exècre.

Ton enfance, gravée en moi, ne me quitte pas un seul instant. Tu es sur mes genoux. Tu suces ton pouce. Tu vois le zoo de Vincennes. Je joues de la guitare... Et toi tu chantes.

On fait des enfants. Ils s'en vont et c'est très bien. Le grand dommage, c'est que certains d'entre eux perdent la mémoire, croient tout savoir, détenir la science infuse... Et toi ma fille, en plus, tu es mal accompagnée. Tu sers de béquille à un homme qui ne te mérite pas. Un homme qui n'a du courage qu'après quelques verres. Un lâche... Il t'empêche d'exister et d'être toi enfin.

Que te dire encore ? Que je t'aime ? Que tu me manques ? Tu le sais déjà... Alors je ne vais plus rien dire. Alors je vais faire le mort, puisque c'est ce que tu désires. Tout est dit maintenant. La boucle est bouclée.

Une dernière chose... Avant que tu ne l'apprennes d'une autre bouche... Je vais me marier, avec mon Elle, le 22 mai 2010.

Ton père.

Fabrice. Le 03/06/2009

21:20 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : vive la vie

21/04/2009

Instantané de vie 39 - C'EST LA VIE...

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Trente ans… Trente ans passés comme une lettre à la poste. Des joies et des peines… Beaucoup de peines…

Les joies venaient de mes enfants, eux seuls comptaient pour moi. J’ai tout donné pour eux. Je n’ai jamais pensé à moi. Pourquoi faire ? Pourquoi l’ai-je fait ? Je n’en sais rien.

 

C’est la vie…

 

Et les reproches pleuvent maintenant, c’est si facile… Et j’ai fait ci et j’ai fait ça et c’était pas bien. Les enfants oublient vite… Ils oublient et ne savent pas. La vie au quotidien… Les privations, la négation de soi en tant qu’être humain. Ne plus être un homme mais uniquement un père. Un père qui ne doit pas faire d’erreurs sous peine de représailles…

Les enfants ignorent qu’il faut être deux pour les élever. Alors le père se retrouve au tribunal et les jurés ne sont pas tendres. Être le père et la mère, le confident et l’ami, ce n’est pas facile. Alors les gosses s’en sortent avec des fractures… Un mal-être qui les poursuivra longtemps. J’ai fait ce que j’ai pu. Seul. Et je plaide non-coupable.

 

C’est la vie…

 

Oui, je plaide non-coupable. Je ne regrette rien comme dirait la môme Piaf. Le bien le mal tout ça m’est bien égal. Je les ai aimés, je les ai portés, je les ai faits, seul !

J’ai toujours été présent pour eux, à chaque instant de mes jours. Ma vie s’est bornée à être là pour eux. J’ai arrêté de danser, de chanter, de rire, de vivre… Et personne n’y est pour rien. Alors insultez-moi si vous voulez, brisez-moi le cœur… Vous n’aurez pas ma fleur, celle qui me pousse à l’intérieur comme dirait François…

Et puis maintenant c’est à vous de vivre, à vous les mômes… Et on ne peut pas dire que vos débuts soient meilleurs que les miens. Alors je vous attends au virage, je vous attends avec des lardons…

Je vous attends avec votre progéniture et peut-être que là, vous commencerez à me comprendre un peu… Et vous vous direz…

 

C’est la vie…

 

Pour la première fois aujourd’hui je me sens bien. J’existe pour moi et pour elle, elle existe pour elle et pour moi. J’ai enfin trouvé ce que je cherchais. Je suis deux et je suis un. C’est avec elle que j’aurais voulu avoir des enfants. Il est trop tard bien sûr. Mais les dernières années qui me restent je veux les vivre pleinement, à donf… Et je ne permettrai pas qu’on me barre le chemin, une fois encore…

Je me sens un homme pour la première fois de ma vie. Grâce à elle. Elle a confiance en moi. Dites-moi les moutards, est-ce que ce mot vous parle ? La confiance…

Je n’ai plus peur, je suis serein. Je ne sais plus ce qu’est la jalousie… Et pour cause… Mes anciennes cornes m’empêchent parfois de passer les portes.

J’ai toujours été mal accompagné. Et vous les mioches, vous n’y êtes pour rien. Et moi non plus. J’ai fait avec. Je voulais une famille. Cela n’a pas marché, mais ce n’est pas ma faute. Je plaide non-coupable. Je m’en suis voulu. Je ne m’en veux plus. A votre tour de vivre maintenant, et vous ferez des erreurs, et vous vous égarerez en chemin, mais que voulez-vous…

 

… C’est la vie.

 

Et c’est avec Elle maintenant que je vais la vivre.

 

C’est notre vie…

 

(Photo de Greenberg) - Fabrice. Le 20/04/2009

19:09 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : vive la vie

26/02/2009

Instantané de vie 38 - MES ARBRES...

 

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Avant...

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On fait du mal à mes arbres... Je suis rentré du boulot... On ne m'a pas prévenu... Aucun courrier... Mes trois pins maritimes n'ont plus leurs branches ni leurs têtes. Et bientôt le sol sera lisse comme la paume de la main. Le bouleau a disparu. Mon rhododendron étouffe sous des tonnes de branchages. Mon origan a disparu, les plants de myrtilles aussi, et les fraises des bois. Tout est bouleversé. Les cèpes ne pousseront plus, tant pis pour les prochains propriétaires. Ils auront du joli gazon coupé au ciseau... Pas un brin d'herbe plus haut que l'autre... Surtout pas...

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Mes arbres j'allais les quitter de toute façon, mais les perdre ainsi me fait mal. Ils ont vu rire et jouer mes enfants, les ont protégés du soleil. Et moi je me greffais à leur écorce quand mon coeur explosait de tristesse. J'ai écris des milliers de mots en les respirant. Le cerisier est encore debout, mais il ne sera pas en fleurs cette année...

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J'évite de regarder par la fenêtre, ça pue la mort...

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C'est la règle aux H.L.M., tu as juste le droit de payer et d'obéir. Et Monsieur H.L.M. ne rate jamais une occasion pour te dire que tu n'es pas chez toi. Tu es juste toléré...

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Oui mon amour, il est temps que je parte, que j'aille vivre chez nous... Tu vois, plus personne ne veut de moi ici et c'est bien ainsi...

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Ici, ce n'est même plus une grotte. C'est un caveau funéraire oublié dans un cimetière abandonné...

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Après...

Fabrice. Le 26/02/2009

22:19 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : vive la vie

22/01/2009

Instantané de vie 37 - Ecorché vif.

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Ecorché vif, écorché vif, comme un aigle sans aire ou un loup solitaire. Ecorché vif, les souvenirs comme de la glu, les enfants qui arrachent les tripes, les hommes qui bêlent, les femmes qui se font cruelles, les rideaux qui se déchirent, le bâton au théâtre qui frappe les trois coups.

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Ecorché vif, la comédie humaine qui perdure, la bêtise qui s’installe, l’inquisition qui se régale, les trop maigres et les trop gras, les borgnes et les aveugles, les sourds et les muets, les dirigeants de pacotille, les enfants à toutes les sauces, les retraités à la poubelle, les chômeurs aux Assises, les sans-papiers dans les camps, les SDF à la guillotine, les étoiles qui refleurissent aux boutonnières, ma main dans ta gueule et mon pied au cul !

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Ecorché vif, écorché vif, la peau qui se ratatine, les poings qui se serrent, les cœurs qui saignent, les membres qui s’atrophient, les gorges qui s’étouffent, les cris qui meurent, les enfants morts-né, les vies en jachère, les morts en promo, les naissances à la carte, les Pierrots vêtus de noir, les Arlequins sans Arlequines, les Lagardère sans bosse, les Robin sans carquois, la liberté sans ailes, l’égalité quand ça t’arrange, la fraternité au karcher, mon crachat sur ton pif et ma gerbe sur ton costard !

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Ecorché vif, écorché vif, et ça fait mal et ça fait peur et ça fait froid. Ecorché vif, écorché vif, mon amour ma princesse, serre-moi fort, serre-moi encore, fais-moi aimer l’aurore, mon amour serre-moi encore, nourris-moi de tes baisers, serre-moi encore plus fort, colle ta peau sur la mienne, offre-moi tes sortilèges, tes mille et une nuits, Samarcande et Brocéliande, enivre-moi de tes eaux limpides, mon amour, mon amour, serre-moi, serre-moi encore…

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Fabrice. Le 21/01/2009

19:43 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : vive la vie

25/09/2008

Variations sur le Temps - 6

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Sans sa présence à mes côtés
Les heures sont des années
La Terre tourne à l'envers
J'ai la vie qui dérape et des rires sanglots
L'hiver fait les quatre saisons.
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Orphelin et apatride
Exilé de mes rivages
Perdu dans les limbes
J'ai l'amour en bandoulière
Et le plaisir au Mont de Piété.
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La semeuse devient stérile
Les champs labourés s'épuisent en vain
Mes mains sont celles d'un pantin de bois
Sans sa présence à mes côtés
Je ne suis qu'un axiome dérisoire...
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Fabrice. Le 17/09/2008

13:50 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : vive la vie

23/09/2008

Variations sur le Temps - 5

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Et l'aujourd'hui n'est qu'un présent bâtard
Coincé entre le marteau et l'enclume
Epave dans la Mer des Sargasses
Nos baisers se perdent dans l'embrun des marées
La chaloupe de nos vies hésite à jeter l'ancre.
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Les cadrans solaires se couvrent d'ombre
Rêvent d'éclipses et de sacrifices
Perdus dans la jungle de Brocéliande
Nos émois se pâment dans des aurores incertaines
Les voiles de nos mâts s'éprennent des alizés.
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Courts instants fugaces et fugitifs
Dérobés à la face des gens honnêtes
Placardés sur les murmures des geôles
Arrachés aux frissons des catacombes
Le vaisseau fantôme de nos voeux prend le large.
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A l'aube flamboyante des pierres levées
La lumière de nos pas sur le chemin
Pose sa marque sur les routes marines
Et l'océan n'est qu'une mer bâtarde
Sans sa présence à mes côtés.
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Fabrice. Le 16/09/2008

19:50 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : vive la vie