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04/09/2008

C'est la rentrée...

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En septembre c'est la rentrée...

Au fond des cartables pesants

Dans les prunelles enfantines

Se perdent les jeux de l'été

Rêvent les amours juvéniles

Flottent les parfums d'océan.

.

En septembre l'automne avance...

Au creux des corps inassouvis

Dans les alcôves désertées

S'oublient les ombres de l'enfance

Songent les étreintes passées

Nage une odeur de paradis.

.

En septembre l'hiver est là...

Dans le fleuve des vents humides

Au bord des forêts éffeuillées

Coulent les larmes d'autrefois

Cauchemarde le blond des blés

S'égare le loup trop timide.

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Fabrice. Le 04/09/2008

22:32 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : vive la vie

12/08/2008

Quand Elle cherchait des fraises...

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C’est la première nuit sans Elle depuis un mois. Je suis amputé. Je manque d’air, j’étouffe. Je m’écrase au sol, on m’a coupé les ailes.

J’ai tout lavé, la tinette et la chasse d’eau, le sol et les tuyaux. Rien n’y fait. Chez Elle ça sent les mouettes et les brisants, ça fleure l’amour et son parfum. Dans ma caverne ça sent la merde et ça pue la haine.

Je n’en peux plus de cette bicoque pourrie où tout est sombre. Partir ! Partir maintenant ! Ne plus jamais revenir !

 

C’était nos premières vacances. On a fait des choses et des trucs, des trucs et puis des choses. On a vu la mer, souvent… On a vu le feu d’artifice du 14 juillet (pourtant, moi, le 14 juillet, c’est pas vraiment ma tasse de thé...). Elle m’a fait du kig ha farz, je lui ai fait de la mousse au chocolat. On a fait la cuisine et la vaisselle, les courses et le ménage, et les œillades et la main dans la main. On a parlé aux enfants (ça nous en fait un sacré paquet maintenant, j’vous raconte pas les soucis…). On a ri, on a pleuré, on s’est heurté parfois, on s’est aimé. Sa chambre est devenue notre chambre. Alors on y a mis des étagères et des miroirs, des livres et des boîtes à bijoux.

On a vu Locronan. Nous connaissions  déjà, mais nous voulions y déposer nos empreintes. Nous sommes allés à la crêperie de Brandivy, la meilleure à des centaines de kilomètres à la ronde, et la moins chère. J’y vais depuis 40 ans, c’est vous dire… Et forcément, à Brandivy, il y a la vallée du Loch… Plein les yeux pour pas un rond ! Mais la vallée, elle se mérite ! Descendre c’est facile, mais remonter est plus ardu, surtout avec deux complètes et une chocolat flambée Cognac dans le ventre. Pffff…

 

C’était le bonheur chaque matin. Ouvrir sa main, poser ses doigts sur des abîmes de douceur. La chaleur de l’éveil. Les yeux mi-clos, les peaux tièdes de la nuit, les lèvres chaudes et tendres, les bonjours murmurés…

 

Mon fils a fait de la musique dans les rues de Vannes (Joseph était là). Première rencontre entre sa fille et mon fils. Première rencontre entre ma fille cadette et Elle (là, c’est beaucoup moins simple…). Et nous sommes allés dans un restaurant grec pour goûter aux baklavas. Sa fille aînée est revenue des Philippines, nous a montré ses photos, nous a parlé de Manille. Elle a dit à la voyageuse que j'allais bientôt m'installer définitivement. J’ai dansé avec ma fille aînée et son homme devant les Chieftains. Et les petits déjeuners en famille sur une grande table, avec les crêpes et le pain beurre confiture, nos enfants qui se découvrent, pour la première fois… De toute façon, c’était le mois de toutes les premières…

Nous avons vu le défilé du Festival Inter-Celtique. Mon fils avait un joli costume… Alors j’ai pris des photos…

 

Ce que j’aimais bien, c’était d’aller chercher les légumes et les fraises. A la ferme, bien sûr… Pas à Carrefour ! On cueille nous-mêmes et on paie ensuite… Et c’est beaucoup moins cher et beaucoup plus naturel… Et j’adorais quand Elle cherchait des fraises.

 

Les repas de famille… Ils craquent tous avec ma mousse, s’étonnent de voir un homme qui torchonne, et qui en même temps gratouille sa vieille guitare pour chanter des chansons tristes.

Hier, repas de famille encore, important celui-là… C’était l’examen final. Et c’est sa cousine à Elle, que j’aime beaucoup, qui m’a offert mon diplôme…

Elle a dit :

« Il n’y avait pas de musicien dans "LA FAMILLE". »

 

Et j’aime quand Elle cherche des fraises…

 

 

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LOCRONAN.
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BRANDIVY.
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Encore BRANDIVY.
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Le défilé du Festival. Mon fils et sa compagne.
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JOSEPH.
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Musique à Vannes. Mon petit dernier...
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Texte et photos, Fabrice. Le 11/08/2008

 

 

 

 

09/07/2008

Coquillage...

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 .

Le vent dessine des spirales

Sur le sable chaud des rivages

Le coquillage langoureux

Rêve des plages de Carthage

Et dans les lueurs vespérales

Sa peau est le nectar des dieux.

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La lune est pleine et se fait douce

Sur les herbes folles des prés

Le fruit défendu se réveille

S'ouvre aux caresses de l'été

Et dans la chanson de la source

Ses lèvres ont le parfum du miel.

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Je suis Courbet Rimbaud Rodin

Sur des chemins à découvrir

L'orchidée retrouve son île

Offre ses pétales au plaisir

Et quand la nuit nous avons faim

Je suis sculpteur tu es argile...

Fabrice. Le 25/03/2008

01/07/2008

Instantané de vie 35 - LOMENER KERROC'H

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Lomener Kerroc'h. Vous connaissez ? Moi je connais depuis hier soir. Et Concarneau ? Oui bien sûr... Alors on va commencer par Concarneau... C'était dimanche... Le 29 juin...

Le jour du Seigneur... Sauf que quand je suis en colère, moi je dis le jour du SAIgneur...

C'était dimanche, et j'ai joué au touriste dans la ville close. Elle me tenait la main et sa fille était à nos côtés. J'adore jouer au touriste dans mon pays. On se fait moins avoir, on sait très bien qu'à Intermarché, c'est moitié moins cher. Mais on achète quand même, ça fait du bien parfois, quand on a un peu de sous, de dépenser 17 Euros en gâteaux bretons et 1 Euro 80 pour une glace aux cookies... Sa fille a bien aimé la glace et moi j'étais heureux comme un pou sur la tête d'un teigneux.

Je voulais lui offrir un cadeau à Elle, rien que pour Elle. Mais Elle n'a pas voulu, Elle sait que je ne roule pas sur l'or. Et puis Elle sait faire attention. Ce n'est pas une consommatrice. C'est une fille de la terre, c'est une femme du peuple... Elle sait ! Elle est comme moi, de la terre et du peuple, de la mer et du ciel, du blé et du calvaire, du vivre et du vouloir...

Et j'ai pris des photos bien sûr, comme un bon touriste qui se respecte. Parce que maintenant, j'ai un appareil photo. Bah oui, j'ai un contrat truc bidule, vous voyez ? Un contrat aidé... Je travaille moins et je gagne plus... Avec tous les compléments, j'ai plus que le SMIC. Je ne trouve ça ni logique ni sensé mais bon... Je ne vais quand même pas leur rendre. Depuis le temps que je me serre la ceinture... Fin du paragraphe du militant exacerbé et heureux.

Ce n'est pas ma maison chez Elle, mais j'ai envie de dire qu'après le tourisme la glace et sa main dans la mienne et les photos et le soleil et l'été et les vacances... J'ai envie de dire on est rentré à la maison. On a bu un thé et on a mangé des crêpes à la confiture. Sa fille est partie se coucher. Alors Elle m'a dit : "On va se promener ?"

Marcher c'est pas mon truc, mais avec Elle je ferais Paris-Dakar à pied. Alors j'ai dit oui. Et maintenant on va voir ceux qui suivent... Vous vous rappelez Lomener Kerroc'h ? J'en parle au début. C'est l'après Concarneau.

On a pris ma voiture (moi j'aime bien conduire) et c'était Elle ma co-pilote. Si nous faisions Paris-Dakar (encore) nous n'y arriverions jamais. Même avec une boussole... Nous avons un très mauvais sens de l'orientation, alors, s'il n'y a pas de panneaux et si nous n'avons pas fait la route plusieurs fois... Bah, on est pas arrivé !

Lomener Kerroc'h... Et le soir et la nuit qui tombaient. Le bruit des vagues et le son de sa voix. Nos pas qui sonnaient sur le chemin côtier. Ses doigts croisés avec les miens. Les lumières des bateaux, les feux tournants des phares. Les maisons de l'autre rive qui s'allument. Nous avons marché l'un à côté de l'autre, vu les mêmes paysages, les mêmes océans, les mêmes sirènes, les mêmes Poséïdon, les mêmes îles, les mêmes rêves...

Elle à côté de moi. Sur le même banc, face au grand large, un banc public... Alors nous nous sommes bécotés. Et tant pis pour les vieux qui devaient être offusqués par notre conduite. C'est la première fois que cela m'arrive... Une promenade en amoureux... C'était les baignades aux Îles sous le Vent, le carnaval à Rio, les gondoles à Venise, le pique-nique au bord de l'eau. A Lomener Kerroc'h. En Bretagne. Pas en France. Elle est de mon pays. J'étais un exilé et Elle m'accueille. J'étais perdu Elle me retrouve. Et j'ai vu tout ça à Lomener Kerroc'h. Elle était à côté de moi, je pouvais la respirer, quand je prenais la photo.

On est rentré. On s'est couché. Nous nous sommes dit "je t'aime" plusieurs fois... Et puis il y a eu lundi. Il fallait que je m'en aille. En avant la machine... La laisser, l'abandonner, ne plus la voir la toucher... Comme une femme de marin.

Alors ce soir dans ma caverne, je lui envoie ce sms :

"J'aimerais tant être avec toi ce soir...

Plonger dans tes yeux...

Et chanter à l'amour de tes soupirs..."

Et Elle m'a répondu :

"Mais moi c'est pareil tu sais..."

Et j'ai éclaté de rire ! A chaque fois Elle arrive à me désarçonner. Je l'aime pour ça. Et pour une foule d'autres petites choses... Et Elle me manque quand Elle n'est pas près de moi...

Fabrice (photo et texte). Le 30/06/2008

19:55 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : vive la vie

16/06/2008

TES DOIGTS AU CREUX DE MA MAIN

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La ronde des jours

L'odeur du pain frais

La fièvre des troubadours

La lumière jaune des genêts

Qui souffrent d'un printemps trop soudain

Tes doigts au creux de ma main...

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Le temps qui s'efface

Le goût de ta voix

Les voyages dans l'espace

La sourde peur du loup aux abois

Qui pleure les hivers du destin

Tes doigts au creux de ma main...

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Les nuits qui s'égrènent

Le sel de tes eaux

Le sable sang des arènes

Le frisson langoureux des oiseaux

Qui piaillent les étés de demain

Tes doigts au creux de ma main...

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L'aube qui arrive

Le chant de tes yeux

Le fleuve chaud de tes rives

La faim d'amour au ventre des gueux

Qui marchent fiers le long du chemin

Tes doigts au creux de ma main...

"Les portes de l'aube" - Herbert Draper (1900). Fabrice. Le 14/05/2008

13/06/2008

QUE FAIT-ON DE L'AMOUR ?

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Boules de feu

Comètes égarées

Mondes engloutis

Balbutiements primals.

Meurent les Dieux

Olympes pétrifiés

Calvaires enfouis

Mausolée trop létal.

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Chair à canon

Carnaval à Rio

Quatorze Juillet

La liberté en cage.

Fleuves de plomb

Orpailleur et ghetto

Seins vierges de lait

La jungle sans partage.

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Gouttes de sang

Peau blanche ou noire rouges

Enfants sans racines

L'odeur moite des fours.

La rage aux dents

Ivresse au fond des bouges

Douleurs intestines

Que fait-on de l'amour ?

Fabrice. Le 13/06/2008

23:13 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : vive la vie

09/06/2008

BIG BROTHER

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Ne jamais commettre d'erreur

Etre toujours à la pointe

Ne jamais faire de faux pas

Avancer droit dans le vent

Ne jamais regarder derrière

Etre tiré à quatre épingles

Dire bonjour à la dame

Rester dans le droit chemin.

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Toujours gommer les maux du coeur

Oublier jusqu'à l'absinthe

Etre le bon petit soldat

Ne jamais montrer les dents

Eviter les folles ornières

Ne pas se perdre dans la jungle

Sentir la peur dans l'alarme

Rester dans le droit chemin.

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Etre toujours de bonne humeur

Raser les murs dans la crainte

Ne plus partager ses émois

Surtout rentrer dans le rang

Ne plus jamais parler d'hier

Nier la vie prendre un flingue

L'amour est mort pas de drame

Restons dans le droit chemin...

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Fabrice. Le 06/06/2008

22:24 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : vive la vie

04/06/2008

MAL D'AMOUR

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Le monde trépigne et s'agite

Et les montagnes de granit

Rêvent de l'aube des menhirs

Le sang coule aux yeux des martyrs.

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La vie qui va passe et s'en va

Et le chant des Alleluïa

Remplit la panse des manants

Une larme aux yeux des amants.

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Le ciel s'ennuie et s'interroge

Et le comédien dans sa loge

Endosse le destin d'un autre

Une épine aux yeux des apôtres.

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La terre se lasse et agonise

Et la nonne sous sa chemise

Pleure la peau des oubliées

Une rose aux yeux des damnés.

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Le feu s'énerve et se lamente

Et les corps fiévreux qui s'impatientent

S'abreuvent au fleuve des jours

Un rire aux yeux du mal d'amour...

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Fabrice. Le 04/06/2008

23:45 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : vive la vie

28/05/2008

PEURS

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J'n'ai peur de rien j'ai peur de tout

Des jours qui passent et des hiboux

J'accroche mes yeux à la Lune

Je gueule mes mots sur les dunes...

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Une vie meurt et l'autre arrive

Et je me perds en invectives

C'est la naissance ou bien la mort

La nuit sans fin ou bien l'aurore...

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J'ai peur de tout j'n'ai peur de rien

Des saltimbanques et des vauriens

Je crache ma vie aux étoiles

Je pleure et puis j'ouvre le bal.

Fabrice. Le 16/05/2008

23:10 Publié dans Elle | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : vive la vie

25/05/2008

Instantané de vie 34 - TOBACCO BLUES

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J'ai craqué... Pardon mon amour... Quand je me retrouve seul dans ma caverne, mes vieux démons refont surface. Je me suis pourtant acheté un gros paquet de fruits secs, pour combler le manque. Mais rien à faire... Je m'en suis roulé une... Puis deux, puis trois...

J'ai passé l'après-midi avec mon ami Thierry. Il a fumé plusieurs cigarettes en ma compagnie. Moi ça allait. Je n'avais pas envie. Mais c'est le soir... Les gosses sont partis manger chez "l'autre". Et ça ce n'était pas prévu. Alors ce soir j'enterre ma vie de fumeur. Mais je sais maintenant que je peux arrêter. Et je vais le faire. Il me faut juste un peu de temps. Je devrais être guéri à la fin du mois de juillet. Car ce mois-là, c'est le mois de la révolution. Et nous allons le vivre ensemble. Avec toi, je n'ai besoin que de toi. Le reste partira aux oubliettes. Je veux vivre pour toi, et je sais trop bien que le tabac n'est pas compatible avec la vie.

Alors je les savoure, ces dernières clopes... Il n'y a que les intoxiqués qui pourront me comprendre. C'est toute une alchimie... Ce tabac que l'on roule entre ses doigts, la feuille de papier, la gomme que l'on humecte du bout de la langue, la pierre qui craque, la flamme qui jaillit, et cette fumée mortelle qui ravage les entrailles... J'ai rangé mon Zippo dans l'armoire. Il n'est plus à ma ceinture, il ne le sera plus jamais. Je vais connaître des périodes de manque et je le sais...

Mais rien ne peut être pire que le manque de toi.

Fabrice. Le 24/05/2008

21:37 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : vive la vie