Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/06/2008

BIG BROTHER

big brother.jpg

Ne jamais commettre d'erreur

Etre toujours à la pointe

Ne jamais faire de faux pas

Avancer droit dans le vent

Ne jamais regarder derrière

Etre tiré à quatre épingles

Dire bonjour à la dame

Rester dans le droit chemin.

.

Toujours gommer les maux du coeur

Oublier jusqu'à l'absinthe

Etre le bon petit soldat

Ne jamais montrer les dents

Eviter les folles ornières

Ne pas se perdre dans la jungle

Sentir la peur dans l'alarme

Rester dans le droit chemin.

.

Etre toujours de bonne humeur

Raser les murs dans la crainte

Ne plus partager ses émois

Surtout rentrer dans le rang

Ne plus jamais parler d'hier

Nier la vie prendre un flingue

L'amour est mort pas de drame

Restons dans le droit chemin...

.

Fabrice. Le 06/06/2008

22:24 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : vive la vie

04/06/2008

MAL D'AMOUR

mal d'amour.jpg

.

Le monde trépigne et s'agite

Et les montagnes de granit

Rêvent de l'aube des menhirs

Le sang coule aux yeux des martyrs.

.

La vie qui va passe et s'en va

Et le chant des Alleluïa

Remplit la panse des manants

Une larme aux yeux des amants.

.

Le ciel s'ennuie et s'interroge

Et le comédien dans sa loge

Endosse le destin d'un autre

Une épine aux yeux des apôtres.

.

La terre se lasse et agonise

Et la nonne sous sa chemise

Pleure la peau des oubliées

Une rose aux yeux des damnés.

.

Le feu s'énerve et se lamente

Et les corps fiévreux qui s'impatientent

S'abreuvent au fleuve des jours

Un rire aux yeux du mal d'amour...

.

Fabrice. Le 04/06/2008

23:45 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : vive la vie

28/05/2008

PEURS

1875214367.jpg

.

J'n'ai peur de rien j'ai peur de tout

Des jours qui passent et des hiboux

J'accroche mes yeux à la Lune

Je gueule mes mots sur les dunes...

.

Une vie meurt et l'autre arrive

Et je me perds en invectives

C'est la naissance ou bien la mort

La nuit sans fin ou bien l'aurore...

.

J'ai peur de tout j'n'ai peur de rien

Des saltimbanques et des vauriens

Je crache ma vie aux étoiles

Je pleure et puis j'ouvre le bal.

Fabrice. Le 16/05/2008

23:10 Publié dans Elle | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : vive la vie

25/05/2008

Instantané de vie 34 - TOBACCO BLUES

149703873.jpg

J'ai craqué... Pardon mon amour... Quand je me retrouve seul dans ma caverne, mes vieux démons refont surface. Je me suis pourtant acheté un gros paquet de fruits secs, pour combler le manque. Mais rien à faire... Je m'en suis roulé une... Puis deux, puis trois...

J'ai passé l'après-midi avec mon ami Thierry. Il a fumé plusieurs cigarettes en ma compagnie. Moi ça allait. Je n'avais pas envie. Mais c'est le soir... Les gosses sont partis manger chez "l'autre". Et ça ce n'était pas prévu. Alors ce soir j'enterre ma vie de fumeur. Mais je sais maintenant que je peux arrêter. Et je vais le faire. Il me faut juste un peu de temps. Je devrais être guéri à la fin du mois de juillet. Car ce mois-là, c'est le mois de la révolution. Et nous allons le vivre ensemble. Avec toi, je n'ai besoin que de toi. Le reste partira aux oubliettes. Je veux vivre pour toi, et je sais trop bien que le tabac n'est pas compatible avec la vie.

Alors je les savoure, ces dernières clopes... Il n'y a que les intoxiqués qui pourront me comprendre. C'est toute une alchimie... Ce tabac que l'on roule entre ses doigts, la feuille de papier, la gomme que l'on humecte du bout de la langue, la pierre qui craque, la flamme qui jaillit, et cette fumée mortelle qui ravage les entrailles... J'ai rangé mon Zippo dans l'armoire. Il n'est plus à ma ceinture, il ne le sera plus jamais. Je vais connaître des périodes de manque et je le sais...

Mais rien ne peut être pire que le manque de toi.

Fabrice. Le 24/05/2008

21:37 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : vive la vie

07/05/2008

Instantané de vie 33 - TU PEUX TOUT ME DIRE...

1593504010.jpg

 

Continue de me parler. Tu peux tout me dire. Tout ce qui est moi est à toi. Maintenant. Il faut que tu oublies tes craintes. Je vais te décrocher la Lune. Je vais t'offrir le Taj Mahal. Garde-moi ta confiance. Tu me fais grandir. Avec toi, j'ai enfin l'impression d'être un homme. Alors il va falloir que je m'impose, que je dise qui je suis, que je mette les barres sur les t et les points sur les i... Le dormeur doit se réveiller...

Tu es ma princesse, celle que j'attends depuis la nuit des temps. Et tu sais bien, je n'aime pas à la sauvette, je n'aime pas entre deux portes, quand j'aime je donne tout et plus encore. Je suis comme ça. Tu peux tout me dire, tout me demander. Tu es là pour moi alors je suis là pour toi.

Je sais que tu as du mal à croire qu'un petit garçon comme moi puisse exister. Mais je suis là. Maintenant. Et c'est pour toi. Tu peux tout me dire.

 

Dis-moi, dis-moi tes mots si doux

La lande des aurores floues

Le grain velouté de tes joues

La faim dévorante des loups.

Dis-moi, dis-moi tes rêves fous

Les genêts les chiens au poil roux

Ma main posée sur ton genou

Nos nuits libérées des tabous.

 

Fabrice. Le 06/05/2008

 

18:48 Publié dans Elle | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : vive la vie

01/05/2008

Voici venir le joli mois de mai...

1468893971.jpg

Et puis un jour

Il y aura un jour

Où tous les vautours,

Je dis bien tous les vautours,

Cesseront d'exister

Cesseront de piailler

Pour leur maigre pitance

Pour leurs folles allégeances...

Et puis les colombes

Au fond des catacombes

Vivront l'amour...

 

Fabrice. Le 29/04/2008

13:47 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : vive la vie

30/03/2008

Instantané de vie 32 - La plume et l'encre

 

859988556.jpg

 

Je m'essaie à la plume... Il y avait si longtemps...

Porte-plume, plume et encre...

La plume et l'encre sont éternelles. Comme les sentiments que j'éprouve pour toi.

Je ne sais pas si j'arrive encore bien à faire les pleins et les déliés...

Mais je sais que tu es mon écritoire. Et j'écrirai sur ta peau autant de fois que tu le voudras. Tu es mon livre, tu es mon roman, tu es ma plus belle histoire.

Et je te veux comme tu es. Avec tes sautes d'humeur, des éclairs dans tes yeux, avec tes élans d'amour, ton regard qui se voile...

Je pense à toi à chaque instant. Tu as pris place dans ma vie.

Je pense un peu à moi quand même... Quand je veux écouter ma musique, quand j'ai envie de regarder pour la centième fois un film que j'aime, quand je prends ma guitare, quand mon côté militant s'exacerbe et me demande de lutter encore et toujours...

Mais je suis désolé, et tu n'y pourras rien... Quand je pense à l'à-venir, qu'il soit privé ou bien professionnel... Je ne pense plus moi, je ne pense plus toi, je pense nous. Et nos enfants en font partie intégrante.

Lorsque j'ai obtenu mon poste au collège, j'ai d'abord pensé à toi et à nos enfants. Tout devenait plus simple... Je n'avais plus le mot "chômeur" gravé en travers du front...

(C'est difficile de retrouver la plume et l'encre, je n'ai vraiment plus l'habitude...)

Bientôt 23 heures... Je viens de finir de manger. Ta voix me manque. Tes yeux me manquent. Ton rire me manque. Ta peau me manque. Ta présence me manque.

Je ne peux plus me passer de toi. A chaque instant, je fais des efforts, plus que tu ne peux te l'imaginer. Et c'est pour te garder, Toi.

Tu sais que je n'ai pas de famille, à part mes enfants... Le dernier ne va pas tarder à quitter le nid, et c'est très bien ainsi. Et je m'y étais habitué. Je n'ai vécu que pour eux.

Sans personne avec qui partager mes émotions, la vie ne valait plus la peine d'être vécue... Je me serais contenté d'attendre la fin.

Mais maintenant tu es là, et tout change. Tu penses à moi, je pense à toi, et c'est rien que du bonheur.

Je t'aime, et je sais que tu m'aimes. La plume et l'encre ne sont rien l'une sans l'autre. Tout redevient possible.

 

Un sourire à la face du monde

Pour se remettre à danser la ronde

Gommer les frontières ouvrir les grilles

Et ne voir que Toi sous la charmille...

Fabrice. Le 29/03/2008

21:56 Publié dans Elle | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : vive la vie

07/03/2008

Mercredi 5 mars 2008.

446352712.jpg

Ce matin la journée commence avec les 4ème C et les 6ème A. Permanence... Ils sont calmes et studieux. Et les visages sont encore plein de sommeil. Certains se regardent avec des petits sourires qu'ils croient passer inaperçus...

Je vois une jeune fille qui baîlle... Et c'est toi que j'entends. Et mes pensées s'égarent, tourbillonnent, s'échappent de la classe, volent vers toi ta peau tes mains tes lèvres ton Graal...

Mon corps souffre et vibre dans l'attente de toi...

Je suis en salle de permanence, dans un collège privé, et je rêve du péché de chair...

Fabrice.

00:24 Publié dans Elle | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : vive la vie

23/02/2008

Instantané de vie 31 - Le loup solitaire (3)

e80a97dbc166fa8c8737ff44b1f1d189.jpg

La journée du 15/02/2008...

C'est le matin. Le soleil joue sur la haie de lauriers. Je bois mon thé à petites gorgées. Le chat dort sur le lit. La table de bois est à nouveau pleine de taches, elle se réveille à la vie. La maison pleure en silence, je suis en train de lui dire adieu. Je regarde les murs enduits de joies et de souffrances. Il va falloir que je quitte mes arbres. Je ne verrai plus mon couple de mésanges. Je vais bientôt refermer le livre, j'arrive aux dernières pages. C'est une autre histoire qui commence...

J'ai envie d'être avec Elle...

Les jours se suivent mais ne se ressemblent plus. Des ribambelles de visages d'enfants peuplent mes heures. L'odeur de la craie bouscule mes papilles. Les bruits de la récréation brûlent mes souvenirs de cartable. J'étais le timide. J'étais les mauvaises notes. J'étais la bonne conduite et les images. J'étais celui du fond de la classe. Me voilà assis au bureau du maître.

J'ai envie d'être avec Elle...

Je suis à la fin de l'été et le printemps arrive. Mes vies d'avant s'entrechoquent dans mes membres gourds. Mes lèvres ont retrouvé le goût du baiser. Mes mains reprennent essor au contact de sa peau. Je ne vois plus que par ses yeux. Je ne respire qu'avec sa bouche. Je n'existe qu'en Elle.

J'ai envie d'être avec Elle..

J'avais une pause de 5 mn. à la récré. Alors je suis allé prendre ma dose de nicotine à l'extérieur du collège. Sur la route pleine de brouillard. Et les flics se sont arrêtés pour moi, bien sûr... Mon fils et sa femme font un tout petit peu de bruit parfois... Et les voisins châtrés que nous avons n'aiment pas ça. Il sera bientôt interdit de faire l'amour sans isolation phonique. Et nous sommes en 2008 !!

J'ai envie d'être avec Elle...

Il fait nuit maintenant. Il est 20 h. 30. Et je suis seul sans Elle. Mon fils est parti ce soir chez sa soeur, avec sa femme. J'écoute le dernier album de Vanessa Paradis. Jamais je n'aurais cru acquérir une telle chose. Mais c'est Elle qui me l'a offert. Et je suis surpris. J'aime beaucoup, alors il passe en boucle... Je suis seul ce soir. Mais je sais qu'Elle est là, à quelques kilomètres, si proche et si lointaine. Avec sa vie et ses enfants. Et moi qui débarque avec mes gros sabots.

A la sortie des classes, il y avait comme un parfum de liberté. J'ai souhaité bonnes vacances à mes 274 enfants. Si vous saviez comme je les aime. J'ai hâte de les revoir à la rentrée. J'espère ne pas avoir à les punir. J'ai horreur de ça. Je me rappelle trop de mes écoles du 93. Alors je vais essayer de leur apprendre la vie, le respect, la tolérance et l'amour.

Et j'ai envie d'être avec Elle... Parce que c'est Elle...

Le loup solitaire a trouvé sa louve. C'est la même faim qui les dévore...

Fabrice. Le 15/02/2008

19:20 Publié dans Elle | Lien permanent | Commentaires (12)

17/02/2008

Emmène-moi au bout de Toi...

3a36c4fc12934cf2b9689c4164a4f91a.jpg

Des océans de lave aux yeux dardés

Des ciels rouges qui se mélangent

Au flot des tempêtes des archanges

Ses mains qui défrichent mes étés...

Emmène-moi au bout de toi...

Des hordes de loups les crocs acérés

Des rivages flous qui dérangent

Les îles fertiles au goût d'orange

Ses yeux qui gomment ma cécité...

Emmène-moi au bout de toi...

Des galaxies de haine ravagées

Des enfants perdus qui se vengent

Et qui crachent leurs rêves étranges

Sa peau chaude comme les blés...

Emmène-moi au bout de toi...

(Le Cauchemar - Heinrich Füssli). Fabrice. Le 11/02/2008

15:43 Publié dans Elle | Lien permanent | Commentaires (4)